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Costa Rica

Christiana Figueres au Sénégal pour un soutien au poste de future secrétaire générale de l’ONU

La diplomate costaricaine Christiana Figueres, candidate au poste de secrétaire générale des Nations unies, en visite à Dakar, a sollicité le soutien du Sénégal.

Au sortir d’une audience avec le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, la diplomate signale que “le Sénégal, membre du Conseil de sécurité, est important comme membre qui a un vote, mais c’est aussi une voix autorisée très respectée au sein des Nations unies et du Conseil de sécurité”. L’autre objectif, précise-t-elle, “est de visiter le bureau régional des Nations unies pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest basé à Dakar, qui joue un rôle important dans le maintien de la paix. Il s’agit d’essayer de comprendre et d’apprendre ce qu’il a fait dans la recherche de la paix qui puisse être utilisé dans les autres bureaux régionaux du monde”.

Christiana Figueres (60 ans) a succédé en 2010 au Néerlandais Yvo de Boer en tant que secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Selon un article de Sen360.fr

Déclaration conjointe du président de la République française et du président de la République du Costa Rica

Le président de la République française, M. François Hollande et le président de la République du Costa Rica, M. Luis Guillermo Solis, se sont réunis à l’occasion de la visite en France qu’a effectué le Chef de l’État costaricien du 4 au 5 juin 2015.

Les deux Chefs d’État ont réaffirmé les principes et objectifs communs qui caractérisent les deux nations. La promotion des droits humains, de l’État de droit, de la démocratie et de la paix et la solution pacifique des conflits les unissent dans un effort commun au niveau bilatéral et multilatéral. A quelques jours de la tenue du Sommet entre l’Union européenne et la Communauté des états latino-américains et caribéens (CELAC), les 10 et 11 juin à Bruxelles, ils ont également rappelé leur attachement aux relations qu’entretiennent l’Union européenne et l’Amérique latine. Le président Hollande a félicité le Costa Rica qui, en exerçant la présidence de la CELAC jusqu’en janvier, a contribué efficacement à la préparation du sommet. Ce rendez-vous de haut niveau est le signe du renforcement du dialogue bi-régional et représente une occasion d’aborder des questions fondamentales telles que le développement durable et le changement climatique.

Les deux Chefs d’État ont souligné leur ambition commune de parvenir à un accord juridiquement universel, contraignant et durable, ainsi que leur engagement à présenter des contributions nationales ambitieuses dans la perspective de la prochaine Conférence des Parties (COP 21) sur le changement climatique qui aura lieu à Paris en décembre de cette année. Le Président Hollande a par ailleurs salué l’objectif du Costa Rica d’atteindre la neutralité carbone pour 2021.

Les deux Présidents ont évoqué leur engagement commun et leurs actions en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Ils ont également rappelé leur objectif partagé d’encadrer le recours au droit de véto au Conseil de sécurité des Nations unies, en cas d’atrocités de masse. Ils ont par ailleurs réaffirmé leur engagement à promouvoir partout dans le monde la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de la presse, qui doivent être universellement respectées. La France et le Costa Rica continueront à travailler de concert, notamment dans les enceintes multilatérales, pour contribuer à la protection de ces droits fondamentaux.

Les deux Chefs d’État se sont félicités de l’adhésion du Costa Rica, en tant que membre observateur, à l’Organisation internationale de la francophonie, lors du Sommet de Dakar en novembre 2014. Ce rapprochement se fonde sur le partage des valeurs défendues par la francophonie et sur l’usage de la langue française, enseignée à titre obligatoire dans le 1er cycle de l’enseignement secondaire au Costa Rica. Le président Hollande a félicité le président Solis, après sa participation en tant qu’invité d’honneur au forum OCDE- Amérique latine, pour l’engagement du processus d’adhésion du Costa Rica à l’OCDE et lui a renouvelé le soutien de la France.

Les deux dirigeants ont décidé de poursuivre leurs efforts en vue d’intensifier les échanges économiques bilatéraux, en s’appuyant sur l’Accord d’association entre l’Amérique centrale et l’Union européenne. Le Président Hollande a souligné la disponibilité des entreprises françaises à y participer dans une optique de développement territorial durable. Plusieurs thèmes d’intérêt partagé ont été soulignés, tels que les transports urbains, l’eau et l’assainissement, les énergies renouvelables, les véhicules électriques, le tourisme et la sécurité. Les deux présidents se sont félicités de la coopération en matière de sécurité maritime et ont exprimé leur souhait de renforcer la coopération entre les administrations et les entreprises des deux pays en matière de sécurité intérieure.

Les deux présidents se sont réjouis du dynamisme de la coopération universitaire, scientifique et linguistique qui est aujourd’hui un axe majeur de la relation bilatérale. Les deux chefs d’État sont convenus de poursuivre le renforcement de cette coopération avec le lancement d’un nouveau programme de formation de techniciens supérieurs. Afin d’accompagner la progression de la mobilité étudiante, la France et le Costa Rica souhaitent également relancer les négociations en vue d’aboutir à un accord de reconnaissance mutuelle des diplômes et des périodes d’études.

Les deux dirigeants ont décidé de renforcer le français au Costa Rica, par le programme de mobilité d’appui académique des assistants de langue française au Ministère de l’éducation publique, les sections bilingues français-espagnol dans l’enseignement public costaricien, un Programme de français avancé dans le secondaire et l’appui à la formation continue. Il est très important pour les deux pays de développer les certifications internationales en français en primaire et secondaire et de promouvoir la célébration de la francophonie.

Les deux présidents se sont félicités de la contribution du lycée franco-costaricien au système éducatif du Costa Rica. Le président Hollande, dans la perspective du 50ème anniversaire du lycée en 2018, a proposé au président Solis un effort commun en vue de sa modernisation. Le président Solis a invité le président Hollande à visiter le Costa Rica lorsque son agenda le lui permettrait.

Le service de presse de l’Élysée

Luis Guillermo Solis : un vote pour le « changement »

Dimanche dernier, le Costa Rica a pris un nouveau tournant politique en élisant Luis Guillermo Solis, le premier président du Costa Rica n’étant pas issu du PLN (Parti de libération nationale) et du PUSC (Parti de l’unité sociale chrétienne), les partis de droite au pouvoir depuis  les années soixante.

C’est avec 77,87 % des voix que le peuple costaricien a choisi Luis Guillermo Solis, candidat centriste du PAC – Parti d’action citoyenne – dimanche 6 avril dernier. L’universitaire de 55 ans a donc dépassé le million de voix. Il a reçu le nombre de 1 029 000 voix sur les  3,1 millions d’électeurs. Un nombre historique : “Nous avons le million et plus ! Merci beaucoup Costa Rica pour la tendresse et le soutien ! Merci beaucoup !”, s’est-il empressé de publier sur Twitter.

Le vainqueur de ces élections est, pour les Costariciens, un espoir de changement face aux deux derniers mandats consécutifs du PLN qui se sont avérés plutôt négatifs, marqués par la corruption, une dette publique de 70 % du PIB et un déficit fiscal d’environ 6 %. Pour ce petit pays, entre deux océans, soucieux de l’écologie et plutôt stable (outre la corruption), un renouveau est possible. Le futur président s’est engagé à relancer cette économie en baisse, à  lutter contre la corruption et à rééquilibrer les inégalités sociales en adoptant une meilleure répartition des richesses. Ainsi, cette victoire inédite constitue le troisième coup de théâtre de cette élection.

Un premier tour surprenant

Tout d’abord, le candidat avait provoqué la surprise au premier tour en remportant 30,8 % des suffrages contre 29,6 % pour Johnny Araya, son principal adversaire membre du Parti libération Nationale (PLN), le parti de la présidente sortante Laura Chinchilla. Le candidat de gauche José Maria Villalta, a été quant à lui, éliminé avec seulement 17 % des voix. En dépit de ce premier coup de théâtre, l’élection a connu une forte abstention et n’avait pas cette allure de “fête civique” que revêtent communément les élections au Costa Rica.

Un deuxième tour insolite

Si le premier tour a prouvé que les sondages pouvaient être  déjoués par Luis Guillermo Solis, son adversaire du second tour, Johnny Araya, a décidé quant à lui, de les tenir pour vrais. Compte tenu des sondages qui annonçaient une victoire fracassante de Luis Guillermo Solis avec 64,4 % des intentions de votes, Johnny Araya a préféré se retirer provoquant ainsi le deuxième coup de théâtre de cette élection. “La campagne pour le second tour se présente comme très difficile et semée d’obstacles. (…). La prudence recommande de ne pas dépenser des millions en propagande, réunions et meetings. Nous respecterons les dispositions constitutionnelles, mais je m’abstiendrai de toute activité électorale”, a-t-il expliqué lors d’une déclaration.

Luis Guillermo Solis avait regretté cet acte provoquant une situation “étrange”. Il aurait préféré une élection “solide et massive” qui aurait donné plus de crédibilité à son mandat. Le second tour s’est donc déroulé “sans adversaire” pour le membre du PAC. Toutefois, le candidat du PLN était présent sur les listes car la Constitution interdit à un candidat de se désister au second tour. Malgré tout : “L’heure du changement est venue pour le Costa Rica”, reconnait Johnny Araya, le candidat qui s’est retiré. Même si le nouveau président est membre du PAC, il devra composer avec un congrès ou 18 sièges sur 57 sont occupés par le PLN. Il prendra ses fonctions le 8 mai prochain.

Sirine SASSI