Droits de l'Homme

Pacte de Marrakech


Michelle Bachelet déplore que le Chili refuse le Pacte mondial des Nations unies sur les migrations

L’ex-présidente du Chili et Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a déploré ce mardi que le gouvernement de Sebastián Piñera refuse le Pacte mondial sur les migrations, car celui-ci «peut être très positif» a-t-elle assuré. Elle souhaitait donc que l’on puisse, rapidement, approuver cette initiative.

Photo : ONU

«Je le déplore, mais c’est une décision du Gouvernement actuel, et je peux seulement signaler que j’espère qu’un jour le Chili approuve ce pacte mondial, qui pourrait je crois, être très positif», a déclaré Bachelet lors d’une conférence à Madrid. Le Gouvernement a décidé de ne pas souscrire le document de l’ONU que 160 pays ont signé ce lundi au Maroc, puisque selon lui ce pacte compromet les normes migratoires adoptées face à l’arrivée massive de migrants au Chili durant les dernières années.

Bachelet, qui a rappelé qu’elle-même est arrière-petite-fille d’une famille française, a affirmé que le Chili est un pays qui a toujours accueilli des immigrants : «L’ancienne immigration était européenne, elle venait ensuite des pays frontaliers, La Bolivie et le Pérou, et durant les dernières années des Haïtiens, des Vénézuéliens, des Dominicains et des réfugiés colombiens».

«Cela continuera ainsi, parce que c’est l’histoire de l’humanité», a souligné l’ex-dirigeante (2006-2010 et 2014-2018), ajoutant que l’objectif du pacte est d’organiser la migration, que «ce n’est pas un problème, mais un fait historique».

La Haute commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a estimé importante l’approbation du Pacte Mondial pour une Migration Sûre, Ordonnée et Régulière de l’ONU. L’accord a été adopté ce lundi par plus de 150 pays qui ont assisté à la conférence intergouvernementale de l’organisme international, organisée dans la ville marocaine de Marrakech.

Sur ce thème, Mme Bachelet a signalé via Twitter qu’elle «remercie les États membres de l’ONU pour l’adoption du Pacte Mondial pour la Migration durant la Journée des Droits de l’Homme». Elle ajouta également que l’accord soutenu est «un accord puissant pour protéger les droits de l’homme de tous les migrants, dans n’importe quel endroit du monde. Ils (les migrants) détiennent les mêmes droits de l’homme que n’importe quelle autre personne.»

Il est important de souligner que l’approbation de ce lundi a eu lieu durant l’assemblée plénière présidée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, la présidente de l’Assemblée Générale de l’ONU, María Fernanda Espinosa, et Naser Burita, le ministre des Affaires Etrangères du Maroc, pays qui accueille la conférence.

Le Gouvernement chilien s’est soustrait à ce pacte ce dimanche, expliquant que «la migration n’est pas un droit de l’homme. En revanche, les pays ont le droit de définir leurs conditions d’entrée à l’égard des citoyens étrangers».

D’après Megavision Chile,
Traduit par Cécile PILGRAM

 
 

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