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Jordi SOLER (Mexique)

 

La última hora del último día, traduit de l’espagnol (Mexique) par
Jean-Marie Saint-Lu, aux éditions
Belfond, 228 pages.

Jordi Soler est né en 1963 près de Veracruz, au Mexique, dans une
communauté d’exilés catalans fondée par son grand-père à l’issue de
la guerre civile espagnole. Il a vécu à Mexico puis en Irlande (où il travaillait à l’ambassade du Mexique) avant de s’installer à Barcelone en
2005 avec sa femme, franco-mexicaine, et leurs deux enfants.

Il est reconnu par la critique espagnole comme l’une des figures littéraires les plus importantes de sa génération. Le succès remporté par son premier roman l’a placé au premier rang des auteurs sur la mémoire : Les Exilés de la mémoire, partiellement autobiographique, est son premier livre traduit en français. Il est l’auteur de quatre autres romans, de poèmes et de nouvelles, et collabore à différents journaux (La Reforma, El Pais, Letras Libres). Et il vient de paraître son deuxième roman en français, La Dernière heure du dernier jour.

Des années 1970 à nos jours, entre chronique douceamère, aventures loufoques et souvenirs désenchantés, Jordi Soler mêle fiction et réalité avec ce récit de la vie d’immigrés catalans en exil au fond de la jungle mexicaine. Sa prose inventive et foisonnante dresse le tableau d’un monde à la fois tragique et flamboyant, dans la lignée de Cent ans de solitude.

Bibliographie :
Les exilés de la mémoire, traduit de l’espagnol (Mexique) par Jean-Marie Saint- Lu, aux éditions Belford, 2007.

Quatrième de couverture :

Alors qu’il souffre d’une infection oculaire tenace, le narrateur tente la solution de la dernière chance : retourner en pleine forêt tropicale mexicaine, à La Portuguesa, la plantation fondée par son grand-père républicain, pour consulter une chamane. Les
souvenir remontent : les formidables cultes au whisky et au mint julep du vieil Arcadi et de ses amis ; les repas pantagruéliques en honneur de Changó, l’infâme maire libidineux ; l’éléphant échappé d’un cirque enclin aux siestes sur la terrasse ; et puis Marianne, sa
tente, affligée d’une maladie nerveuse, douée d’une force physique inouïe, une tigresse qui terrorisait la famille et battait sa soeur... À travers la folie de Marianne et les désillusions d’utopistes tentés par le rêve d’une Espagne idéale. Jordi Soler nous conte toute une tragédie d’un double exil, habité par la nostalgie d’une époque révolue et l’attente d’un avenir qui n’arrive jamais...