Sommaire édition
novembre 2006

en cours de distribution

Présentation

Revue vendue exclusivement par abonnement

Sommaire n° 237

Page 3 > Éditorial
Médiatiser l'Amérique latine par Januario Espinosa.

Pages 4-5 > Tendances
Amérique latine, fictions politiques, version 2006 par Jean-Jacques Kourliansky

Page 6 > Actualités :
Le chrono d'événements par Guy Mansuy

Pages 7-9 > Politiques
Les enjeux de l'existence d'une base étasuniene au Paraguay par Alice Medige.

Page 10 > Diplomatie
LLe problème des émigres latino-américains au Foro Europe Amérique latine par Edouard Bailby.

Page 11 > Équateur
SLes dernières élections : l'importance du vote de marginaux par Alice Medigue.

Page 12 > Histoire
Mexique, 17 novembre 1876, le début du Porfiriato
par Christian Rudel.

Pages13-24 > Thema du mois
Coopération descentralisée entre Rhône-Alpes et le Paraná .

Page 25 > Bloc Notes
Rendez-vous et événements à souligner

Page 26-27 > Théâtre
Festival de Bayonne, le tournant par Françoise Barthélémy.

La Chunga pièce de Mario Vargas Lossa à Paris par Irène Sadowska-Guillon..

Page 28-29 > Cinémas
Des films mexicains et un péruvien dans nos salles en novembre par Camille Douzelet.

Page 30 > Littératures
Le festival Belles Latinas franchi sa cinquième année par Élodie Trias.

Page 31 > Musiques
La selection du mois des CD par Michel Plisson.

Page 32-34> Livres
Alan Pauls étoile montante des lettres argentinespar Marián Durán.
Marcela Serrano enfin en français par Christian Roinat.

Les parutions du mois.

“Les textes publiés dans cette édition n’engagent que leurs auteurs et non l’ensemble de la rédaction”.

Médiatiser l'Amérique latine en France

La presse écrite va mal. Partout sur la planète, les principaux médias sont dominés par de grands groupes économiques et rares sont les périodiques à garder leur indépendance et leur liberté de parole. Les exemples ne manquent pas en Amérique latine où la presse est toujours bâillonnée et censurée par des puissants du pouvoir politique en place ou des lobbies économiques. En France, nous assistons, parfois très désarmés, à la crise que vivent le quotidien Libération ainsi que l'hebdomadaire Politis. D'autres médias écrits, sans qu'ils ne lancent encore de campagnes de souscription, subissent aussi les rudes épreuves liées aux lois du marché.
Du côté de la presse spécialisée en français sur l'Amérique latine, les titres disparaissent les uns après les autres. Nous apprenons la fin de l'édition papier du mensuel Dial, créé en 1971 par le père Charles Antoine, qui a résisté longuement aux érosions du marché et gardé sa politique éditoriale. Espace Latinos, née en septembre 1984, est un des rares mensuels à se maintenir, témoin d'une certaine génération des revues, spectateur impuissant de la fin d'une presse écrite indépendante et active pour la défense des valeurs de liberté et de solidarité.
Nous restons, en ce qui nous concerne, avec notre éternelle fragilité et modestie de moyens, très attachés à notre ligne éditoriale marquée par la grande diversité de nos articles et la tolérance que nous gardons vis-à-vis des différentes sensibilités qui composent notre équipe de rédaction. Notre objectif reste le même : médiatiser l'Amérique latine dans toute sa pluralité, souligner nos grands problèmes sociaux et politiques à côté de nos atouts culturels et créatifs.
Ainsi, dans cette période d'étrennes, et après des années de silence de notre part concernant notre gestion financière, nous lançons une campagne de soutien afin d'épauler notre trésorerie et nous donner le souffle nécessaire pour continuer sans contrainte notre travail de médiateur de sociétés et de cultures. Nous espérons que cette campagne, que nous lançons dès cette édition, sera suivie d'échos et nous permettra de garder intacte notre ligne de conduite : offrir une presse – de périodicité mensuelle – spécialisée sur l'Amérique latine, libre et pluraliste.

Januario ESPINOSA