Née à Buenos Aires, Nora Herman vit et travaille à Madrid, Burgos
et New York avant de s’installer à Paris, en 1982. Elle est lauréate
du concours de sculpture monumentale de la Ville de
Paris, en 2001, et du prix Lacourière du Cabinet des Estampes de la
Bibliothèque Nationale de France.
La fin de l’année 2003 marque un aboutissement puisque auront lieu, au
même moment, la sortie d’un livre, deux expositions et l’installation de
l’une de ses sculptures commandée par la ville de Paris.
Son œuvre, consacrée simultanément à la peinture, la sculpture et la
gravure, tisse un discours visuel ininterrompu, sans se laisser emprisonner
en une seule expression : sculpteur, ses bronzes entre équilibre et
instabilité écrivent la vulnérabilité de notre lien avec la terre ; peintre,
elle exprime cette confusion de la terre et de l’eau, cet « océan-univers » dont naissent ses toiles ; graveur, elle se risque au delà de la surface,
au coeur de la matière, pour créer dans la fragilité
Forêt de poche nous dévoile la sensibilité de Nora Herman. Les dessins
en noir et blanc ou en couleurs mêlent réalité et imaginaire.
Bibliographie :
Y el origen era el agua, édition bilingue, traduit de l’espagnol (Argentine) par
Jacques Aureillan, Mireille Batut d’Haussy et Nora Herman aux éditions d’Ecart,
2003.
Les terres de l'en de ça, éditions Tiempo, 2005.
Le site de Nora Hermann.
Quatrième de couverture :
Pour l’auteur, la forêt tropicale est
aussi nécessaire que l'air qu'elle
respire. Mais comment respirer
encore, lorsque, depuis de nombreuses
années, on vit en France et que la forêt
tropicale se fait vraiment trop rare?
Nora Herman a trouvé la solution: se
fabriquer une "Forêt de poche".
Elle a donc pris son bâton de forestière
et s'en est allée passer des heures dans
les serres de Chèvreloup, à la-grande
galerie du Jardin des Plantes, bref, partout,
à Paris ou aux environs, où elle
avait une chance de dénicher un pan de
forêt tropicale. Le résultat de ses pérégrinations
est ce carnet regorgeant d'insectes,
de fleurs, de plantes et d'arbres,
que l'on peut toujours porter sur soi
afin de s'y promener dès que l'on ressent
un besoin de touffeur, d'envahissement
vert.
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