Après avoir abandonné ses études d’ingénieur et exercé un certain
nombre de métiers plus ou moins pittoresques et alimentaires,
comme celui de vendeur de sapin de noël dans les rues de
New-York, uillermo Fadanelli (Mexico, 1963) se consacre aujourd’hui à
la littérature et au journalisme. Il publie régulièrement des articles dans
les principaux journaux et revues du Mexique et en 1989 il fonde la
revue underground Moho, puis les éditions du même nom, qu’il dirige
encore actuellement.
Guillermo Fadanelli s’est fait connaitre par le public français grâce à deux
livres publiés en 2006 aux éditions Christian Bourgois : un roman, L’autre
visage de Rock Hudson, prix national de littérature au Mexique en 1998,
et un recueil de nouvelles, Un scorpion en février. Il a publié par ailleurs
plusieurs romans et livres de nouvelles et l’un de ses romans a été finaliste
au prix Rómulo Gallegos en 2003, l’un des prix les plus prestigieux
d’Amérique latine.
En général, les personnages de Fadanelli sont jeunes et marginaux. On
retrouve dans ses livres cette espèce de froideur désespérée, cette
humanité blessée qui caractérise la “generación del desengaño” en
Amérique centrale et dans certains livres du chilien Roberto Bolaño.
Bibliographie :
Un scorpion en février, traduit de l’espagnol (Mexique) par Nelly Lhermillier, aux éditions
Christian Bourgois, 2006.
L’autre visage de Rock Hudson, traduit de l’espagnol (Mexique) par Nelly hermillier, auxéditions Christian Bourgois, 2006.
Quatrième de couverture :
Dans les années 1970, contre l'avis
du reste de la famille, un père
décide d'envoyer son fils à
l'Académie militaire de Mexico. Une
véritable odyssée commence pour l'enfant
qui ne comprendra jamais la cause
du châtiment paternel dont il a été l'objet.
Brutalement arraché à l'insouciance
et à ses camarades, il se trouve plongé
dans cet enfer terrestre où terreur et
humiliation étaient le lot quotidien. À
onze ans, il découvre que le monde est
inutiles.
En grande partie autobiographique, Éduquer les taupes est un roman malicieux,
témoignage de ces années d'initiation
où, pour survivre, le héros
n'avait pour toute compagnie que son
imagination et ses peurs.
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